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Réveils nocturnes en périménopause : que montre une étude scientifique ?

Une publication parue dans la revue Psychoneuroendocrinology s’est intéressée aux troubles du sommeil pendant la transition ménopausique et notamment aux réveils nocturnes. Les chercheurs ont analysé les modifications neuroendocriniennes observées chez les femmes en périménopause, notamment celles impliquant la régulation du stress.

L’étude souligne que la périménopause s’accompagne de fluctuations hormonales importantes, en particulier des œstrogènes et de la progestérone. Ces variations peuvent influencer les systèmes cérébraux impliqués dans le sommeil et la réponse au stress.

Les auteurs expliquent que l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe HPA), responsable de la régulation du cortisol, peut devenir plus sensible durant cette période. Or le cortisol suit normalement un rythme précis : il reste bas la nuit puis augmente progressivement avant le réveil. Une modification de cette régulation peut contribuer à fragmenter le sommeil et favoriser des éveils nocturnes.

La publication met également en évidence que la transition ménopausique est associée à une augmentation des troubles du sommeil indépendamment d’autres facteurs, suggérant un rôle direct des changements hormonaux et neurobiologiques.

Ces données ne signifient pas que chaque réveil nocturne est lié au cortisol, mais elles apportent un éclairage scientifique sur les mécanismes possibles impliqués dans cette période de transition.

La régulation du cortisol ne concerne pas uniquement le sommeil. Une activation répétée de l’axe du stress peut également influencer la répartition des graisses, notamment au niveau abdominal.

Cette redistribution est associée à des modifications métaboliques susceptibles d’entretenir la fatigue féminine.

Les réveils nocturnes répétés peuvent ainsi s’inscrire dans un tableau plus large de fatigue persistante en période de transition hormonale.

Lorsque les réveils nocturnes deviennent fréquents, qu’ils s’accompagnent d’irritabilité, de ruminations ou d’un épuisement matinal, une analyse individualisée peut permettre d’identifier les facteurs dominants (hormonaux, métaboliques, neuroendocriniens).

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Source :

Baker FC, Lampio L, Saaresranta T, Polo-Kantola P.
Sleep and sleep disorders in the menopausal transition.
Psychoneuroendocrinology. 2018 Jan;87:53-60.
doi: 10.1016/j.psyneuen.2017.10.011
PMID: 29100245

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