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Carence en fer et fatigue chez la femme : quelle relation ?

Quel lien existe-t-il entre la carence en fer et la fatigue chez la femme ? Une étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ) s’est intéressée à ce problème fréquent.? Une étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ) s’est intéressée à un problème fréquent : la fatigue persistante chez des femmes ne présentant pourtant pas d’anémie déclarée.

Beaucoup de femmes consultent pour une fatigue chronique alors que leur taux d’hémoglobine est “normal”. Les chercheurs ont voulu savoir si une carence en fer, même sans anémie, pouvait contribuer à cette fatigue.

L’étude a inclus des femmes présentant une fatigue inexpliquée avec un taux de ferritine bas ou bas-normal (ferritine inférieure ou égale à 50 µg/L), mais sans anémie. Les participantes ont reçu soit une supplémentation en fer, soit un placebo.

Les résultats ont montré une amélioration significative de la fatigue chez les femmes ayant reçu du fer, comparativement au groupe placebo.

Les auteurs suggèrent qu’un déficit en fer, même modéré, peut participer à la sensation de fatigue, indépendamment de l’anémie.

Le fer joue en effet un rôle central dans :

  • le transport de l’oxygène
  • la production d’énergie cellulaire
  • le bon fonctionnement musculaire et cérébral

Chez certaines femmes, notamment en période de cycles abondants ou de transition hormonale, les réserves en fer peuvent diminuer progressivement, favorisant une fatigue persistante chez la femme.

Une ferritine basse peut ainsi s’intégrer dans un tableau plus large de fatigue féminine multifactorielle.

Ces mécanismes sont détaillés dans la page consacrée à la fatigue féminine.

Cette étude ne signifie pas que toute fatigue est liée au fer, mais elle met en évidence qu’une ferritine basse peut être un facteur contributif à ne pas négliger.

Avant toute supplémentation, un dosage biologique et un avis médical sont nécessaires afin d’éviter les erreurs ou les surdosages.

Lorsque la fatigue persiste malgré un bilan jugé “normal”, une analyse individualisée du terrain hormonal, métabolique et nutritionnel peut permettre d’identifier les facteurs dominants.

Découvrez la consultation en visio dédiée à la fatigue féminine.

Docteure Isabelle Briennon
Phytothérapie clinique intégrative

Source :

Verdon F et al.
Iron supplementation for unexplained fatigue in non-anaemic women: double blind randomised placebo controlled trial.
BMJ. 2003;326:1124.
PMID: 12763985

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