La forêt, un immense anti-stress
Lorsque nous nous promenons en forêt pendant plusieurs heures, nous inhalons des composés volatils produits par les arbres, notamment l’alpha-pinène et le bêta-pinène présents dans les conifères (pins, sapins, cyprès).
Certaines études suggèrent que ces molécules pourraient moduler certains paramètres immunitaires et contribuer à une diminution des marqueurs du stress.
Des travaux japonais sur le “shinrin-yoku” (bain de forêt) ont notamment observé une augmentation transitoire de l’activité des cellules NK (natural killer) ainsi qu’une baisse du cortisol.
Ces effets semblent persister plusieurs jours après l’exposition, même si les mécanismes exacts restent encore à préciser.
Le stress chronique n’est pas seulement une sensation psychologique.
Il agit sur l’axe neuro-hormonal (axe HPA), modifie la sécrétion de cortisol et peut, à long terme, perturber le sommeil, l’énergie et l’équilibre hormonal.
Chez de nombreuses femmes, notamment en période de périménopause, cette dérégulation contribue à une fatigue persistante, des réveils nocturnes et une sensation d’épuisement malgré des bilans biologiques rassurants.
Restaurer des espaces de récupération – comme l’exposition régulière à la nature – peut donc faire partie d’une stratégie globale visant à soutenir l’équilibre neuro-hormonal.
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Source :
Li Q, Kobayashi M, Inagaki H, Hirata Y, Li YJ, Hirata K, Shimizu T, Suzuki H, Katsumata M, Wakayama Y, Kawada T, Ohira T, Matsui N, Kagawa T. A day trip to a forest park increases human natural killer activity and the expression of anti-cancer proteins in male subjects. J Biol Regul Homeost Agents. 2010 Apr-Jun;24(2):157-65. PMID: 20487629.
